En partie détruite à deux reprises au XIVe et au XVIe siècle, l’église paroissiale est partiellement reconstruite au XVIIe siècle. Elle fait l’objet de restaurations au XIXe siècle, notamment entre 1894 et 1901 avec la reprise de la nef et la reconstruction de la flèche en pierre du clocher.
L’église conserve des éléments anciens caractéristiques de la fin du Moyen Age et début du XVIe siècle: voûtes d’ogives pénétrantes, nervures prismatiques retombant sur des culots ornés de feuilles grasses sculptées. Elle conserve également trois retables en pierre peints.
Le Presbytère
Le presbytère se situe dans le bourg, séparé de la rue par un mur de clôture percé d’un large portail en plein cintre à bossage surmonté d’une inscription : "SUMPTIBUS D.D. JACOBI GODICHEAU PAROCHI AN D 1776". Un ange très érodé est sculpté au dessus de la clé ornée d’une volute.
Une porte piétonne surmontée de l’inscription "DOMUS OPTIMA" double cet accès.
Le logis se développe à l’Est. Il affecte un plan rectangulaire à deux niveaux organisés en trois travées régulières. La travée centrale, sous fronton triangulaire, est soulignée par l’emploi de tuffeau taillé. Un fronton segmentaire coiffe la porte d’entrée. La toiture en croupe est couverte de tuile ronde.
Cet ancien presbytère est construit avec une grande qualité. Le portail se distingue par son décor.
L’abbaye Bénédictine Saint Léonard de Ferrières est isolée au nord-ouest du bourg, en lisière de bois. "L'Anjou historique" de juin 1909 fait remonter la fondation du monastère à l'année 979, sous Louis le Débonnaire, sous la forme d'un Prieuré. Les archives de l’abbaye précisent que l’établissement religieux est fondé par Geoffroy de Doué qui le lègue à l’abbaye de Tiron dans le Perche. Le cartulaire de Chambon fait pour la première fois mention de l’abbaye de Ferrière en 1172.
L'abbaye conserve une partie de l’église ruinée et un corps de logis. Très remanié au XIXe siècle, ce dernier conserve au Nord des fenêtres à meneau et traverse sous lucarnes hérissées de choux frisés. Un escalier en vis, logé dans une tour d’angle circulaire, dessert les étages. La façade sud-ouest entièrement reprise dans le style néo-gothique. A l’ouest, un long bâtiment flanqué d’un pavillon carré ouvert de trois niveaux de fenêtres en plein cintre pourrait dater du XVIIIe siècle.
L’Abbaye semble conserver quelques vestiges anciens (Tour de châtelet, église, logis).
La chapelle de Puy-Pirault
À deux kilomètres à l’ouest du bourg, la commanderie de Puy-Pirault dépendait de la commanderie de la Lande de Verché.
Seule subsiste la chapelle, difficilement visible depuis la voie publique. Elle adopte un plan rectangulaire terminé par un chevet en hémicycle. La façade d’époque Moderne (XVIIIe siècle), surmontée d’un campanile, est percée d’une porte en plein cintre encadrée de pilastres portant fronton.
Le Château
À l’exemple de la propriété sise au 135 rue Saint-Vincent, quelques maisons prennent l’allure d’hôtels particuliers. Cette propriété déjà figurée sur le cadastre napoléonien s’organise autour d’une cour fermée de bâtiments. Elle est séparée de la rue par un muret surmonté de fers forgés, flanqué à l’angle d’un édicule richement sculpté.
Le moulin des Roches
Le moulin à vent des Roches apparaît sur le cadastre de 1814. Son installation semble donc dater de la fin du XVIIIe siècle ou des premières années du XIXe siècle.
Le moulin à vent se situe au lieu-dit les Roche, à 700m. environ à l’ouest du bourg. Il s’agit d’un "moulin-cavier" de type masse, constitué à l’origine de trois parties: une masse, une tour, une cage en bois. Cette dernière, autrefois installée au sommet de la tour conique accueillait le mécanisme. La force était transmise grâce à un long arbre en bois traversant la tour. Les meules étaient installées dans la masse couverte d’un toit à deux pans.
Ce type de moulin est spécifique à la région angevine. Le moulin des Roches est le seul exemple conservé en Argentonnais.
L'ancienne gare
La commune est traversée par l’ancienne voie des Tramway des Deux-Sèvres : Argenton-Château/Montreuil-Bellay. Une gare aménagée à la sortie est du bourg en est le dernier témoin.
Elle présente une architecture caractéristique. Le bâtiment de plan rectangulaire à deux niveaux s’organise selon deux travées percées de fenêtres cintrées. Sur le pignon, une plaque gravée "BOUILLÉ-LORETZ" précise le nom de la station.
Ce bâtiment se distingue des simples stations aménagées dans les communes d’Ulcot, Breuil-sous-Argenton et Bouillé Saint-Paul.